RENCONTRE
Maxime Herbelin, directeur marketing de la marque horlogère Michel Herbelin
Créée par Michel Herbelin en 1947 à Charquemont, au cœur de l’arc jurassien, la marque horlogère Michel Herbelin, qui a la particularité de proposer des modèles fabriqués en France et équipés de mouvements suisses, a tracé son chemin au fil des années. Rencontre avec Maxime Herbelin, petit-fils du fondateur, qui nous fait part de la philosophie de la marque et les raisons de son succès.
-Comment est née la marque Michel Herbelin ?
Mon grand-père Michel Herbelin, qui avait entrepris des études d’horlogerie, a commencé à créer ses propres montres en 1947, avec des standards de qualité très élevés pour l’époque. Au début, il vendait ses produits localement puis, peu à peu dans toute la France jusqu’à la fin des années 60. C’est à cette époque que mon oncle l’a rejoint, et dès lors, ils ont commencé à commercialiser la marque à l’international. Plus tard, c’est mon père qui les a rejoints dans l’entreprise familiale pour poursuivre l’aventure.
-Qu’est-ce qui a plu selon vous aux consommateurs ?
Au départ, Michel Herbelin était un fabricant de montres qui se distinguaient par leur fiabilité, puis c’est devenu un créateur horloger dont les modèles atypiques présentaient une identité assez forte et un très bon rapport qualité/prix. Ce côté créateur caractérise les produits depuis toujours. Aujourd’hui, la maison Michel Herbelin jouit d’une expertise de près de 75 ans qui se transmet de père en fils : c’est clairement une force.
-Quels sont les modèles phares ?
Le modèle Newport qui a été créé en 1988, est notre Best-Seller, et il est revisité régulièrement pour le placer dans l’air du temps. En 2017, on a amorcé un virage d’un point de vue design avec Newport pour l’ancrer dans le 21ème siècle, tout en conservant ses caractéristiques initiales : une lunette inspirée par les hublots de navires transatlantiques. La roue de marine est présente mais dans la couronne et non sur la lunette. Par ailleurs, nous proposons une ligne de montres pour femme dont le fer de lance est le modèle Antarès avec bracelet interchangeable, qui est porté notamment par Brigitte Macron depuis une douzaine d’années. Enfin, Cap Camarat, une autre création phare plus récente, est un modèle masculin mais qui est décliné aussi en version féminine.
-Quelles sont vos ambitions pour les années à venir ?
Notre volonté est de continuer à créer des modèles qui plaisent au consommateur d’aujourd’hui, et de faire évoluer les collections mais sans renier ce qui a été fait par nos aînés. Notre objectif est de projeter toujours la marque en avant à travers ses créations et à travers son image, tout en gardant le fil historique qui été suivi jusqu’ici que ce soit au niveau qualitatif, créatif, humain… Par ailleurs, si la marque est aujourd’hui commercialisée dans une trentaine de pays, principalement en Europe et en Asie, nous projetons de renforcer notre présence sur le continent américain et d’autres territoires. Ce sera l’une de nos priorités lorsque la crise sanitaire sera terminée !